Reggae Geel 2010 – Geel, Belgique
Un festival qui semblait très intéressant sur le papier et qui s’est révélé à la hauteur de mes espérances !
Il faut d’abord souligner la bonne organisation de ce festival : un camping pas trop anarchique, un temps d’attente à l’entrée vraiment très court, des prix plus ou moins corrects sur la bouffe et la boisson ainsi que des points de ravitaillements en eau assez bien répartis. Bref des conditions favorables pour passer un bon moment !
Vendredi 6 août 18 inch CornerEntrée en matière façon Dub U.K avec les belges de High’r Ites, les sélections sont posées et le système de son est puissant mais cela est relatif comparé à la sono de King Earthquake installée juste à côté dans l’espace boisé qui accueille la scène Dubstep.
Néanmoins High’r Ites montre qu’il est au niveau notamment grâce à un très bon MC qui joua aussi le rôle de deejay sur certaines versions aux basses surpuissantes.
S’installèrent ensuite à leur place, les français de Blackboard Jungle qui feront doucement monter la pression jusqu’à ce qu’ils soient rejoint sur scène par Anthony John.
Premier artiste de la soirée, « Mr Music » donne un show énergique, même sans le support d’un backing band, le talent du jamaicain est réel et cette touche Dub donne à sa prestation une autre dimension.
Bounce Dancehall Nous abandons la scène Dub à la fin de la sélection de BlackBoard Jungle pour rejoindre le Bounce Dancehall du Reggae Geel, il ne s’agit ni plus ni moins que de la tente où se dérouleront les sounds systems du week-end.
On y retrouva d’abord Louie Culture, l’homme effectue donc un show sound system, cela ne l’empêche pas d’interpreter avec brio différents titres comme « Concrete Jungle Rock » ou son célèbre « Ganga Lee ».
Le Dancehall est déjà bien rempli lorsque ce premier concert se termine car il est déjà bientôt l’heure d’accueillir Busy Signal. A peine le speaker ayant fait la présentation, un énorme
« hot ed ! hot ed !» résonne dans le Bounce Dancehall !
Le dee-jay interprètera alors de nombreux titres dont « smoke some high grade », « da style deh » ou encore « one more night » (big up ! lol). Son show est vraiment plaisant, Busy ne fait pas les choses à moitié et ira jusqu’à jusqu’à grimper sur la structure de la sono ! Le public reprend en chœur ses refrains et il reçoit de nombreux forward sur le titre « hustling ».
Le chapiteau Dancehall est à présent plein à craquer et l’ambiance est presque à son comble. Le public du Reggae s’attend à recevoir Movado mais c’est un autre artiste qui est annoncé par l’animateur de la soirée. C’est donc Chase Cross qui débarque sur scène et interprète un titre qui s’avère être un véritable flop.
Après cette erreur de casting, est enfin annoncé celui qui,je pense, était le plus attendu ce soir là. Il s’agit bien entendu de MAVADO.
Mon sentiment sur sa prestation est mitigé : d’un côté il interprétera les meilleurs titres de sa discographie comme « Money Changer », « Hope and Pray » ou « Gangsta Life » mais il les coupera pratiquement tous au bout de trente secondes : frustrant ! Malgré cela on ne peut qu’être dans l’ambiance devant l’enthousiasme du public et encore une fois la qualité des morceaux (ici ce mot a pris tout son sens) joués par Mavado. Heureusement la fin du show (assez court comparé à celui de Busy Signal) se révèlera être excellente.
En effet, Le Gully God interpreta à la suite « Star Light, « Nine Life » et enfin l’énormissime « On the Rock » durant lequel le public repris le refrain à pleins poumons. Mr Brooks fait mine de quitter la scène dès les premières notes de ce morceau puis reviens le prolonger quelques secondes avant de terminer son show en interprétant le tout début de « So Special ».
C’est déjà terminé et c’est au sound jamaicain Stone Love d’animer la fin de la soirée. J’avoue avoir été déçu par sa sélection en tout cas sur la première moitié de sa préstation car je suis parti après ! Rory balance de gros dubplates mais l’alchimie ne prend pas, les enchainements sont peu être trop classique bref je m’attendais à mieux…
Pour moi la soirée se terminera donc quelques instants après avoir fait un tour du côté du puissant sound system anglais « King Earthquake » venu avec ses propres murs d’enceintes. La puissance du system était telle que même dans les tentes à au moins 500 mètres du 18’inch Corner, on avait l’impression d'être juste à côté de la sono ! Dub it !
la suite demain