Voilà mon résumé (qui reste assez gentil parce qu'il va être publié ...) sur une soirée assez chaotique quand même
THE CONGOS + YELLOW MAN + JULIAN MARLEY
Du beau monde était attendu ce dimanche 29 novembre 2009 à l'Elysee Montmartre : les mythiques The Congos, avec une belle première partie assurée par Yellow Man et Julian Marley (croyait-on).
Cette affiche très prometteuse avait bien entendu attiré les massives, 900 présents ce soir, beau score pour l'organisateur.
Peu après 19 heures, c'est Yellow Man - qu'on a vu à peine une demi-heure plus tôt arriver en voiture et pénetrer dans la salle le plus simplement du monde par la même entrée que le public- qui lance la soirée.
Le King Yellow Man nous sert un prestation de plus de 45 minutes, accompagné de son Sagittarius Band.
Il joue tous ses titres les plus connus comme 'Dem mad over me', 'Nobody move nobody get hurt' ou encore l'incoutournable 'Zungu zeng', ainsi que quelques reprises dont le 'Bam Bam'.
On oublierait presque la voix pas toujours juste et un peu abîmée tant l'artiste est enjoué, dynamique, saute partout et est tout simplement heureux d'être là.
L' «Homme Jaune» s'en va, ses musiciens avec lui, et des changements de matériel s'opèrent sur la scène pendant un bon quart d'heure.
A la surprise générale, les musiciens tout juste installés sont ceux des Congos, qui commencent à jouer leurs premières notes.
Stupeur dans le public, et même horreur pour certains.
Les regards se font interrogatifs: on se demande pourquoi The congos, annoncés depuis bien longtemps pour cette date à laquelle étaient venus se greffer les deux autres artistes de la soirée, font déjà leur entrée sur la scène de l'Elysee Montmartre!C'est donc dans l'incompréhension qu'on acceuille The Congos qui font tout de même une entrée majestueuse.
Les voix sont toujours aussi sublimes, les harmonies vocales qui ont fait sa réputation parfaites, la présence mystique, le groupe n'a rien perdu de sa magie.
C'est d'ailleurs un tout nouveau show qu'offre le groupe, avec des extraits de leur nouvel album 'Back in the Black Ark' comme «Charriots».
Les classiques sont bien sûr au rendez-vous avec 'La la Bella' , 'Congoman', 'Open Up The Gate' .
On a droit également à des titres de l'album 'Swinging Bridge' comme le très beau 'Ten Million Charriots' ou 'Lost sheep'.
C'est donc un cocktails de classiques et de titres plus récents qui nous est servi.
Seul problème: on sent le groupe très pressé, et ceci nous est bientôt confirmé à l'oral : 'le temps presse!'
On voit donc rapidement arriver la fin du set de The Congos avec leur titre phare 'Fisherman'.
Passés en second pour pas plus de 45 minutes de show en tout, c'est au final une grosse déception!
On piétine encore une vingtaine de minutes en attendan Julian Marley, mais le coeur n'y est plus !
Le fils Marley fera une prestation plutôt moyenne d'une heure devant un public complétement anesthésié.
La voix est bonne, les musiciens aussi, mais ça ne prend pas.Un léger manque d'énergie et une agaçante tendance à imiter le paternel toujours présente n'aident pas non plus.
Il fait d'ailleurs plusieurs reprises de Bob assez médiocres, dont un 'Exodus' particulièrement mou.
Le meilleur moment passé en compagnie de Julian Marley ce soir sera peut-être sur le titre 'Lion in the morning' avec une belle performance des musiciens.
En conclusion, on a pu assisté ce soir au gâchis en direct d'une très belle affiche, avec le choix incompréhensible et assez honteux d'inverser les artistes et de mettre en avant Julian Marley, qui a certes lui aussi une actualité avec son nouvel album 'Awake', mais le fait est que le public était venu assister à un concert de The Congos... Une soirée plutôt décevante, avec un jeu de lumières qui tourne à l'agression.
On peut toujours saluer un son bien reglé à l'Elysee Montmarte ce soir et une organisation (un peu trop) carrée dans le timing.
_NOUNOURS_